Quo Vadis, les PS de l’Europe de l’Ouest

May 23rd, 2011

… en Suisse … en France …

Pourquoi les Partis Socialistes en Europe de l’Ouest sont tellement bouffés par des luttes internes, incapables de convaincre les populations que c’est eux les bons pour dresser, voir pour surmonter ce maudit capitalisme?  

Une tentative de prise de pouvoir par une nouvelle génération est visible. Ces jeunes souhaitent les idées et comportements adaptés à la compréhension de leur age. Petit à petit ils remplissent les rangs du cadre moyen et ils réussiront de plus en plus à éliminer ceux qu’ils appellent les fossiles, les dinosaures.

Pour parer les attaques et de la droite, et celles de leurs propres jeunes, les vieux ont parfois le reflexe d’avancer un dinausaure qu’ils croient trop fort pour etre éliminé par ces remises en cause, par exemple en France ils finissaient par croire eux memes qu’un DSK comme prochain Président pourrait créer une réussite au moins de court terme.

Dans ces parties chacun se bat selon le code de son petit clan, au lieu que tout ce monde devient capable de définir une suite. Le résultat sera toujours un compromis entre des visions émergentes et celles encore établies, entre ceux qui maitrisent certaines ficelles et ceux qui n’en veulent plus rien savoir.

Les Aristorcrates ont réussi à transmettre leur savoir aux prochaines générations depuis au moins mille cinq cents ans, ou davantage, d’ou la durée de leur groupe. Les Aristocrates sont un groupe qui a des visions de longue durée, et chaque  génération qui accepte une responsabilité d’action s’y soumet plus ou moins, en tout cas davantage que nous autres en seront capables encore pour longtemps.

C’est là la clé de leur réussite, de leur durée: ils transmettent le savoir, le HOW TO DO IT d’un gouvernement axé uniquement sur la réussite de leur clan (selon ce plan, les peuples resteront leurs serviteurs), moi je dirait la réussite de leur secte, donc d’un groupe qui, par le fait de réussir ses plans de longue durée a finit par nourrir toutes les théories de conjuration. Une réussite qui leur a permis d’implanter solidement dans nos têtes des reflexes qui nous empèchent de gagner:

- par exemple la certitude qu’il faut toujours un chef et donc la soumission à une hièrarchie (secrètement la leur) qui, comme chaque hièrarchie pas trop démocratique, abusera toujours de son pouvoir.

- ou par exemple que les mammans sont là pour que les bébés soient bien soignées, surveillés, protégés … au point que les reflexes de responsabilité automatique de la prochaine génération soient automatiquement annulés (pendant ce temps regardez comment les Aristocrates réagissent face à leurs jeunes) … etc. etc. sans parler des guerres économiques et celle des idées.

Pendant ce temps les socialistes sont incapable de conclure une entente entre deux groupes de comportements ou de reflexes étant obligatoirement une composante de tout tissu sociale humain: un compromis entre les réalistes et ceux qui veulent réaliser plus rapidement leurs outopies et qui n’auront aucune indulgence pour les vieux qu’ils ne supportent plus de voir leur barrer l’accès aux commandes pour battre cette bourgeoisie au comportement détesté, un plan dont ils sont convaincus que la victoire sera possible.

Typiquement jeune vous allez dire. Impatience normale de tout ceux qui ne supportent plus ce qui est, qui veulent voir sa réalisation encore pendant leur vie. Un révolutionnaire se sacrifie pour sa cause, mais seulement avec la perspective qu’il vera encore son combat réalisé. Or des changements sociaux fondamentaux, comme la suppression de vieux reflexes de soumission sociale, peuvent demander au moins deux générations, sinon davantage.

Donc SI la gauche veut battre durablement la bourgeoisie capitaliste et financière, et SI nos camerades seraient enfin capable d’élaborer un plan que le peuple serait censé de suivre, il ne leur suffirait pas de gagner des élections, ils doivent obligatoirement ressoudre ce conflit des idées et du comportement entre les deux fractions que j’appelle être classique:

la cassure entre ceux qui connaissent et acceptent le réalisme et ces ficelles, et ceux qui veulent casser ce maudit système, et s’il vous plait tout de suite, puisque c’est toujours possible, à tout moment (si seulement les autres comprendraient enfin).

Car pour changer ce systeme, Mesdames et Messieurs les grandes gueules, vous devez convaincre durablement vos citoyens, car ce sont eux, ces citoyens, qui finalement réaliseraient vos rêves. Ce sont les peuples qui agissent et assurent un système, ces fourmis qui chacun à sa place agissent ensemble dans une direction.

MessieursDames, ce ne sont jamais les grands gueules, parce que le peuple en a vite marre.

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